Qui décide pour moi?

Question de Vie, de Mort ou de Souffrances…

À qui appartient la décision d’aider ou pas,  un patient à mourir pour éviter qu’il souffre inutilement?

Fin décembre 2020, il y aura plus de 2,000,000 de décès causés par le virus Covid-19 dans le monde. Des milliers de personnes ont connu une mort atroce causée par la maladie, le manque de personnel dans les hôpitaux et autres lieux d’hébergement médicaux, absence de vaccin, d’équipement médical et de médicament pour guérir de cette terrible maladie.

Devant un inévitable décès et beaucoup de souffrance avant celui-ci, on peut être certain qu’un grand nombre de personnes aurait choisi une fin de vie rapide pour éviter de souffrir inutilement.

Une question se pose: est-ce que l’on possède un moyen de donner la mort rapidement, sans douleur?

Oui, en Australie, on a une pilule qu’on surnomme la « peanut » qu’on avale et qui vous fait sombrer dans un sommeil éternel… rapidement, sans souffrance.

Malheureusement, on ne peut employer ce moyen efficace et peu dispendieux pour mettre fin à ses jours… La loi de tous les pays l’interdit.

Pourquoi la société permet-elle cette souffrance alors qu’il existe une solution qui pourrait soulager tant de personnes, surtout malades et âgées? Pourquoi ne pas demander à ces personnes si elles veulent continuer de souffrir devant une mort inévitable ou faire ce qu’il faut pour mettre fin à cette vie qui en est une d’enfer pour elles?

Cette question est d’actualité, la COVID-19 est en vedette depuis un bout de temps et elle le sera encore bien longtemps, malheureusement.

Comme vous aurez pu le constater, j’ai sur le site des articles sur la mort… un sujet très populaire à cause de la pandémie.

À cause de l’éducation religieuse que nous avons reçue dans notre jeunesse, la plupart des gens ont peur de la mort et craignent surtout ce qu’on nous a dit sur l’enfer, le purgatoire et le ciel… et cette très longue éternité.

Je ne mentionnerai qu’un seul enseignement religieux qui prouve le ridicule de certains énoncés d’autrefois sur certains points: manger de la viande le vendredi nous valait un séjour en enfer pour l’éternité si par malheur on mourait avant de s’être confessé. Il y en a plein d’autres enseignements tout aussi ridicules…

Quand je pense aux milliers de gens âgés qui sont décédés suite à la pandémie… après de grandes souffrances avant de mourir, une question me vient à l’esprit; qui décide à quel moment on met fin aux souffrances du patient – combien de jours doit-il souffrir avant qu’on mette fin à ses jours?

Pourquoi le patient, sachant que la mort est imminente et que les quelques jours qui lui restent à vivre le seront dans la souffrance, ne pourrait-il pas prendre un cachet qui l’endormirait pour toujours dans les minutes qui suivent? Si c’est ce qu’il désire…

On a une certaine aide à mourir pour quelques cas en fin de vie, mais c’est compliqué et il s’écoule souvent plusieurs jours avant que la personne meure… encore des jours de souffrances inutiles.

En temps de guerre, les espions avaient une pilule qu’ils pouvaient prendre s’ils se faisaient attrapper par l’ennemi… Pour éviter les souffrances qu’ils auraient probablement à endurer, ils avalaient ce cachet – et en quelques minutes le problème était réglé.

Par crainte de manquer de place dans les hôpitaux, on est rendu à choisir qui peut vivre et qui doit mourir… c’est l’expérience qu’a vécu des ambulanciers qui n’ont pu donner le traitement habituel qu’ils donnent à leurs patients… On laisse mourir des patients cardiaques pour laisser la place aux malades de la covid-19 qui occuperont les lits dans les hôpitaux.

Pour résumer ce que je veux dire; pourquoi ne pas laisser décider les occupants des CHLSD et autres personnes malades qui, si on leur offrait un moyen facile et rapide de mettre un terme à leur vie pour éviter les souffrances à venir avant le décès, je suis certain que plusieurs sauteraient sur l’occasion de partir pour le grand voyage… prendre une pilule pour dormir éternellement.

Cette pilule existe en Australie et l’euthanasie volontaire a failli être adoptée par le parlement Australien… mais n’a pu le faire à cause de pression de groupes religieux.

Qui doit mourir dans la souffrance? Ou en être soulagée?

À qui appartient la décision:

Dirigeants religieux, politique ou médical, autres?

Qui devrait décider?

Pourquoi pas le patient?

À qui appartient sa vie?

Pourquoi ne peut-il pas avoir le choix du moment de sa mort?

Est-ce que c’est Dieu qui veut que nous souffrions avant de mourir? On le dit infiniment bon, aimable, généreux… pourquoi voudrait-il qu’on souffre avant de mourir?

Qu’en pensez-vous?

Qui a le droit de décider pour vous à quel moment et condition vous devez continer à vivre ou mourir, souffrant ou pas? 

P.S. Si notre vieil animal de compagnie, chien, chat ou autre souffre… ne le fait-on pas euthanasier même si cette décision nous chagrine énormément?

Laissez un commentaire. Merci.

Gilles Gauthier

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial